À l’unanimité nous nous sommes opposés, au Sénat, aux propositions de la Commission européenne menaçant de dénaturer la Politique agricole commune (PAC). Les inquiétudes sont vives partout en Europe sur les « coupes budgétaires » drastiques, estimées respectivement à 11 % et 28 % pour le premier et le second pilier, mais aussi sur le changement radical de logique de la PAC, entraînant de fortes conséquences politiques et sociales.

Vouloir laisser la main aux États membres, avec une PAC « à la carte », conduit à sa « renationalisation », ce qui mettrait en cause son existence même et donnerait lieu à des distorsions concurrentielles intra-européennes inacceptables. Les conditions agricoles et environnementales à respecter pour bénéficier des aides seraient en effet définies en grande partie par les États membres, ce qui ouvre la perspective d’une course autorisée au « moins-disant » réglementaire.

C’est pourquoi nous soutenons le Gouvernement qui lutte à Bruxelles pour remettre à plat et réorienter un projet de réforme engagé sur une mauvaise pente. Il faut, pour cela, une volonté politique forte exprimant un sursaut.

La réforme de la Politique agricole commune est un enjeu majeur. Vous pouvez compter sur ma mobilisation dans l’intérêt de notre territoire, et sur celle du Gouvernement dans l’intérêt de notre pays, notre sécurité alimentaire et la qualité de notre alimentation !