Accueil » A l'affiche, Articles

Dotation des collectivités : stop à la saignée !

12 mai 2016 Pas de commentaires

La programmation financière sur les années 2014-2017 constitue une véritable saignée des collectivités : presque 16 milliards d’euros en moins pour le seul bloc communal.

En parallèle de ce mouvement, l’État ne cesse de transférer des responsabilités, et donc des dépenses, sans les compenser. Par exemple, dès cet été, l’État n’assurera la sécurité sur les plages de notre littoral que de la fin juillet à la fin du mois d’août : pourtant, la saison dure deux mois ! Résultat, les collectivités vont devoir pallier à cette absence de moyens !

Ce cercle vicieux est intenable pour les collectivités : ces dernières, et en particulier les communes, sont au bord de l’implosion.

Derrière ces saignées budgétaires, il y a les citoyens : les services à la population sont directement impactés, tout comme leurs tarifs, et les investissements locaux sont sans cesse diminués.

Pourtant, derrière ces derniers, il y a des dépenses d’avenir, de la croissance, des emplois. Aussi fou que cela puisse paraître, aucune étude ne chiffre le coût de la diminution de ces dotations : chômeurs à indemniser, perte de rentrées fiscales… baisser un budget d’un euro, si c’est mal fait, peut coûter plus qu’un euro !

Si je suis favorable au sérieux budgétaire, rien ne justifie que le bloc communal absorbe l’immense majorité des coupes budgétaires, alors même que sa responsabilité est minime dans la dette et les déficits de notre pays.

Il faut le rappeler, le marteler, sans cesse : les collectivités territoriales assurent plus de 73% de l’investissement public, alors que leur dette représente moins de 10% de l’endettement national… une aussi saine gestion mérite d’être saluée et non pas stigmatisée !

C’est pourquoi, je demande au Gouvernement l’abandon de la dernière tranche de baisse des dotations prévue en 2017, intenable et injuste.

Le chef de l’État interviendra lors du 99ème Congrès des maires et des présidents d’intercommunalités de France : il doit entendre cet appel, ce cri de détresse de la part des élus, qui sont en première ligne pour faire face à la crise sociale qui frappe notre pays.

La saignée de la médecine du temps de Molière n’a jamais soigné qui que ce soit : un remède, qui achève, ne doit plus être prescrit au XXIème siècle !

Les commentaires sont fermés.